Les codecs décryptés

Comment choisir les meilleurs réglages d’enregistrement sur la Nikon ZR pour vos projets
Le type de contenu filmé détermine généralement les réglages à sélectionner sur l’appareil. Une courte séquence destinée aux réseaux sociaux ne requiert pas les mêmes paramètres qu’une scène de film complexe, tournée dans une lumière difficile. La première étape consiste à choisir le codec d’enregistrement.
Un codec est un algorithme qui compresse des fichiers volumineux pour en faciliter le stockage et le transfert, puis les décompresse pour permettre leur lecture. Il assure donc à la fois le codage et le décodage des données, d’où le terme « codec ». Vous savez désormais à quoi servent les codecs. Mais comment choisir le bon ?
La Nikon ZR offre un large choix de codecs d’enregistrement : voici notre guide rapide pour vous aider à y voir plus clair.
Codecs RAW
Avec ces codecs, l’appareil n’applique pas son traitement interne habituel : il enregistre les données du capteur, qui pourront ensuite être retravaillées en postproduction. La balance des blancs et la sensibilité ISO, par exemple, ne sont pas définitivement figées au moment de l’enregistrement et peuvent être ajustées après le tournage.
N-RAW 12 bits. Le format vidéo RAW développé par Nikon. Vous pouvez sélectionner le mode de tonalité SDR ou N-Log, selon que vous souhaitez obtenir, avec le SDR, un fichier directement exploitable en sortie d’appareil, ou bénéficier, avec le N-Log, d’une large plage dynamique pour un étalonnage ultérieur.
R3D NE 12 bits. Il s’agit d’une version 12 bits du même codec que celui employé par les caméras cinéma RED. Le mode de tonalité est quant à lui fixé sur Log3G10. C’est ici que la science colorimétrique RED prend toute sa place dans la Nikon ZR. Il est également possible d’ajouter des LUT non destructives directement dans l’appareil, afin de prévisualiser le rendu de l’étalonnage final dès la prise de vue.
ProRes RAW HQ 12 bits. La déclinaison Apple du format vidéo RAW, également compatible avec les modes de tonalité SDR et N-Log. En 6K, l’enregistrement est limité au 30p. Pour filmer en 60p, il faudra passer à la 4K.
Codecs intraframe
Plutôt que d’enregistrer l’ensemble des données fournies par le capteur, les codecs intraframe compressent chaque image séparément. Ils produisent ainsi des fichiers plus légers qu’un enregistrement RAW, au prix toutefois d’une latitude plus limitée en termes d’étalonnage en postproduction.
ProRes 422 HQ 10 bits. Ce format offre une grande fidélité colorimétrique, tout en conservant des fichiers plus légers qu’en RAW. Il constitue un compromis intéressant entre contrôle total de l’image et efficacité du flux de production. Vous pouvez sélectionner le mode de tonalité SDR ou N-Log. Là encore, en 6K, l’enregistrement est limité à une cadence de 30p. Pour filmer en 60p, il faudra passer à la 4K.
Codecs standard
Ces formats génèrent les fichiers les moins volumineux, avec pour contrepartie une quantité de données conservées plus limitée. Ils sont toutefois aussi les plus répandus pour une utilisation en ligne.
H.265 8 bits/10 bits. La version 10 bits du H.265 offre une plus grande latitude pour un étalonnage de base, ainsi que la possibilité de sélectionner les modes de tonalité SDR, N-Log ou HLG. Dans les deux cas, il constitue une excellente solution pour filmer en 4K tout en conservant des fichiers relativement compacts.
H.264 8 bits. Le codec parfait pour les contenus à produire rapidement, sans post-traitement, comme les publications rapides sur les réseaux sociaux ou les vlogs.
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